Décoloration, bières et résolution


Arrivé en 2017 il s’agissait de prendre quelques résolutions et décider quoi faire de cette année ? Alors j’ai d’abord hésité entre réaliser des tutos coiffure sur Youtube “Comment rater son annuelle décoloration estivale ?”, ou me lancer dans l’écriture d’un blog lifestyle “Où trouver les meilleures bières à 2 € dans Paris ?”. Mais après une année 2016 marquée par le retour du pavé, 2017 s’annonçait déjà comme un énième millésime de crises. Les crises elles-mêmes paraissent en crise, et les enjeux alors d’autant plus insurmontables.

C’est pourquoi j’ai décidé de conserver mes excentricités capillaires pour l’été, de continuer de boire des bières bon marché en petit comité, et avec un ami de plutôt éditer une lettre.

Une lettre hebdomadaire d’information politique et culturelle qui porte à la fois un regard critique sur les questions de société, tout en donnant de la visibilité à des contenus davantage issus de médias et productions indépendants, et qui propose des pistes positives et alternatives pour aborder les enjeux, résoudre les crises, se mobiliser — en somme faire face à un certain fatalisme ambiant dans lequel il peut être parfois confortable de se loger. Egalement, notre but par cette lettre est de rompre avec le rythme effréné de l’actualité qui nous fait avaler l’information sans qu’on ait le temps de la digérer, et ainsi réussir à prendre un peu de distance sur les sujets abordés. On ne zappe pas, on fait une pause, on réfléchit.

Animer par la volonté de rassembler autour de valeurs émancipatrices quand tout nous pousse à nous désunir, nous prenons notre part dans la responsabilité que chacun porte à la construction d’un vivre ensemble effectif, dans le combat pour une transformation sociétale responsable, juste et enviable.

L’asabiyya renvoie à la cohésion sociale. Il est ce qui fait des individus des communautés et permet à celles-ci de se succéder. Asabiyya.space existe par la volonté de promouvoir des informations, des idées qui sont susceptibles d’échapper au regard. À mesure de six liens par thème, cette publication porte l’espoir d’éveiller une conscience commune.

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